arrière-salles
Baron Lanteigne, Gravel, Leloup Mayrand, Petitpas, Thériault dans l’Arrière-salles. Ces salles sont celles de la postproduction, de la boite noire, des coulisses, des références obscures et discontinues, du traficotage du réel. Cette exposition vous invite donc à percevoir au centre d’une tache aveugle, de ce qui cogite dans le noir : l’Arrière-salles.
L’envie d’en découdre avec le simulacre, la mise à distance, le quatrième mur au sein de cette exposition est de même prémisse que ceux de l’art performance. Rendre compte de tout ce qui se vit dans et par la création, tant sous la forme d'un laboratoire collectif que par la présence matérielle et la mise en espace de tout ce qui constitue le réel – leitmotiv de cet l’exposition.
Dans cet espace de l’Arrière-salles, l'art n'est plus seulement le produit final exposé, il est processus, doute, expérimentation – matière autant que contenu. Chaque artiste, en brisant le quatrième mur, invite le spectateur à se défaire de son statut fixe et, par suite, à déconstruire les frontières entre l'art et la vie, entre la vie et le AFK. L’Arrière-Salles devient donc le cœur battant d'une créativité débridée où l’un et l’autre se voient vivre (et créer).
Pendant l’exposition, les artistes performeurs dialogueront avec l’installation écranique de Baron Lanteigne. Pour ce dernier, ce laboratoire de création est né d’un désir de s’initier à la performance et de rapprocher cette nouvelle discipline à sa pratique virtuelle pour rendre plus ludique et vivante une démarche numérique qui lui apparaît trop rigide. En ce sens, le travail in situ lui permet une inter-influence entre son travail et celui des collaborateurs invités, leurs doutes, leur vie, et tout ce qu’il en découle.