ascension
_Ascension_ propose au/à la visiteur·euse d’explorer un environnement dont le comportement évolue autour d’un élément central : un liquide ascendant/descendant qui réfracte la lumière. Contre-intuitif mais relevant d’une cohérence interne, le cœur de ce paysage en suspension se déploie par la manipulation d’un flux de données que s’échangent des dispositifs connectés. En se déplaçant, il est possible de ralentir le mouvement de cette substance afin de mieux l’observer, ou de se laisser emporter par l’accélération étourdissante de la scène. Une incessante éclosion de mains, tout autour, nous rappelle que ces dernières sont à la fois la source et la condition de l’omniconnexion continue qui caractérise notre rapport actuel au monde. Baron Lanteigne s’intéresse aux particularités qui permettent d’interpréter une image comme un lieu physique, qu’il s’agisse de perspective, d’horizon, ou d’une architecture euclidienne. Avec _Ascension,_ il revisite cette logique en structurant un espace et une « nature » selon des règles autres. texte de Nathalie Bachandascension invites the visitor to explore an environment whose behaviour revolves around a central element: an ascending/descending liquid that refracts light. Counter-intuitive but based on an internal consistency, the core of this suspended landscape unfolds through the manipulation of a data flow exchanged by connected devices. By moving, it is possible to slow down the movement of this substance in order to better observe it, or to be carried away by the dizzying acceleration of the scene. An ceaseless blossoming of hands all around, reminds us that these are both the source and the condition of the continuous omni-connection that characterizes our actual relationship to the world. Baron Lanteigne is interested in the particularities that allow us to interpret an image as a physical place, whether it be perspective, horizon, or Euclidean architecture. With ascension, he revisits this logic by structuring a space and a “nature” according to other rules. text by Nathalie Bachand





